HALTE DES PELERINS DE ST JACQUES DE COMPOSTELLE

Située dans l’annexe de la mairie sur le parking de la mairie.
Gîte de 4 couchages, douche, toilettes, équipé en vaisselle, plaque chauffante, four micro ondes.
Gratuit.
Pour réserver : mairie au 05.57.71.90.90

Tampon du passage au Barp sur la crédanciale (carnet de voyage) du pèlerin :


http://www.saint-jacques-aquitaine.com
http://www.compostelle-landes.com
http://www.chemindecompostelle.com

HISTORIQUE

Après la mort du Christ, l’apôtre Saint Jacques partit pour évangéliser l’Espagne.

Après avoir prêché 7 ans dans ce pays, il revint à Jérusalem et fut décapité par ordre d’Hérode Agrippa. Ses disciples obtinrent qu’on leur donne le corps de leur maître et l’emmenèrent en Espagne où ils l’ensevelirent.

Les invasions vandales, wisigothes et arabes qui déferlèrent sur l’Espagne firent oublié le lieu de la sépulture.

En 813, on redécouvrit l’endroit où Saint Jacques était enterré.

Une chapelle fut élevée ; les pèlerins commencèrent à affluer et une ville s’édifia : on l’appela Santiago de Compostella, Saint Jacques du champ d’étoiles ; une étoile étant dit-on apparue à l’endroit où l’on retrouva le corps de l’apôtre.

A la fin du XIème siècle, le pèlerinage devient très important. La prise de Jérusalem par les Turcs rendant très dangereux les pèlerinages sur les lieux saints.

Chaque année, par centaines de milliers, les pèlerins se mettaient en marche en suivant, semble-t-il, d’anciennes voies romaines.

Une de ces voies : la voie de Tours (via Turonensis), passait au Barp. Après une halte à Bordeaux, à l’hôpital Saint Jacques, rue du Mirail, les Pèlerins prenaient le « grand chemin Roumieu », passaient à l’hospice de Cayac à Gradignan et trouvaient au Barp un autre hôpital Saint Jacques : « la place de l’aumône ».

L’hôpital s’élevait peut-être à l’emplacement de l’actuelle église Saint Jacques. Celle-ci, plusieurs fois reconstruite de 1857 à 1866, l’a été sur les fondations de l’ancienne église romane, peut-être la chapelle de l’ancien hôpital.

Le pèlerinage était un voyage long et pénible. Au début du XIIème siècle, Aimery PICAUD écrit dans son guide du pèlerin : « il faut trois journées fatigantes pour traverser les landes bordelaises. C’est un pays désolé où l’on manque de tout ».

Avant son départ, tout pèlerin devait demander un certificat à son curé attestant qu’il était bon catholique.

C’est ainsi que le curé de Saint Jacques du Barp le fournit à son paroissien Arnaud HAZERA, le 27 mai 1752, attestant de la foi du jeune homme, alors âgé de 19 ans. Arnaud HAZERA dut porter le costume traditionnel du pèlerin tel qu’on le voit sur la statue de saint Jacques de l’église du Barp : mantelet brodé de coquilles, chapeau à larges bords, sandales ou brodequins. Il tenait en main le « bourdon ». à ce bâton était attachée la gourde, calebasse vidée et séchée, appelée le « cujoun » et que les bergers de nos landes utilisaient encore au début du siècle dernier car il gardait la boisson très fraîche.

Au retour, le pèlerin devait rapporter une attestation du chanoine administrateur de Saint Jacques certifiant qu’il avait visité la basilique, s’était confessé et avait communié.

L’attestation d’Arnaud HAZERA est datée du 12 juillet 1752. il avait effectué le trajet, soit environ 1000 km, en un mois et demi. Il deviendra d’ailleurs à la révolution le premier maire du Barp.

Rue du Parc

Suite à des problèmes sur le réseau d'assainissement
la rue du Parc au croisement avec la RD5 est fermée jusqu'à la réalisation de travaux d'urgence.
L'accès se fera par la rue de la Carreyre.

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